20 milliards USD dans l’économie du sport en 2035
Organisé le 31 octobre 2026 sous l’impulsion du président Bassirou Diomaye Faye en marge des Jeux olympiques de la Jeunesse de Dakar, le Sommet sur le Sport et le Développement Durable a réuni des dirigeants internationaux autour du thème « Sport et Développement : de l’élan olympique à un héritage durable ». Cet événement stratégique a posé les bases d’un impact pérenne en Afrique à travers la transition écologique, l’insertion des jeunes et le financement d’infrastructures durables, propulsant une économie du sport qui vise les 20 milliards de dollars d’ici 2035.
L’industrie sportive en Afrique demeure largement sous-exploitée, ne représentant que 0,5 % du PIB continental contre 2 % à l’échelle mondiale. Face à ce constat, les participants de la deuxième édition du Sommet Sport et Développement, réunie le 31 octobre à Dakar au Sénégal, ont plaidé pour des investissements massifs et une meilleure structuration du secteur. Selon le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, l’objectif est de transformer cette économie en un puissant levier d’éducation, d’insertion professionnelle pour la jeunesse et de financement d’infrastructures durables.
Le COJOJ, le comité d’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse, la présence de la République avec une implication personnelle au premier plan avec mon conseil sport que je félicite aussi pour son implication dans l’organisation de ce sommet d’Yamil Faye, mis en place un programme que nous avons, un programme d’héritage, qui est appelé programme Dundell JOJ. Continuer à faire vivre les Jeux après le 14 novembre. Et ce sera tout un programme pour construire des infrastructures de proximité, pour continuer à développer les talents, continuer à accompagner ces jeunes, continuer à les former et continuer à les prendre en charge pour que les emplois restent et que l’essentiel soit sauvegardé.
Bassirou Diomaye Faye
Président de la République
Sénégal
Le président mauritanien Mohamed Ould El Ghazouani appelle à transformer le sport africain en une industrie économique forte, un défi crucial alors que près de la moitié des pays du continent manquent d’équipements aux normes internationales. Pour pallier ce déficit et développer les infrastructures, la CAF octroie désormais 700 000 dollars annuels à chacune de ses 54 associations membres. Dans cette même dynamique, la FIFA envisage de porter son soutien de base à 25 millions de dollars par fédération sur le cycle 2027-2030 afin de favoriser l’emploi et l’inclusion de la jeunesse.
Il est extrêmement important d’utiliser cette plateforme des Jeux de la Jeunesse pour parler de ces valeurs-là et parler de ces intentions-là. Et je pense que vous allez pouvoir, ici à Dakar, ici au Sénégal, montrer la voie aussi, peut-être pour d’autres pays d’Afrique, pour pouvoir postuler à d’autres grands événements.
Albert II
Prince
Monaco
La présidente du CIO, Kirsty Coventry, et le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, réaffirment leur engagement à bâtir un héritage durable pour les JOJ de Dakar 2026 grâce à l’inclusion de la jeunesse et des athlètes. Cette ambition accompagne l’expansion de l’économie du sport en Afrique, dont le marché global pourrait atteindre 20 milliards de dollars d’ici 2035. Toutefois, pour soutenir cette croissance et combler son déficit infrastructurel général et sportif d’ici 2040, le continent devra mobiliser, selon la Banque africaine de développement, entre 130 et 155 milliards de dollars par an.
