Les héros du Mondial 2026 célébrés à Praia
Des milliers de Cap-Verdiens ont réservé un accueil triomphal aux Requins Bleus, de retour à Praia après leur première participation à une Coupe du monde. Éliminée avec les honneurs par l’Argentine en seizièmes de finale, la sélection a marqué les esprits et offert au pays l’une des plus belles épopées du Mondial 2026.
Drapeaux capverdiens flottant au vent, chants, klaxons et ovations : la ville de Praia a vibré au rythme de l’arrivée des Requins Bleus le 5 juillet 2026. Dès l’atterrissage de leur avion à l’aéroport international Nelson Mandela, des milliers de supporters, des familles et des responsables politiques ont accueilli les joueurs comme de véritables champions. Portés par une ferveur populaire exceptionnelle, ils ont ensuite traversé les principales artères de la capitale en caravane, sous les acclamations d’un peuple fier de ses héros. Une célébration d’autant plus symbolique qu’elle s’est déroulée le jour du 51e anniversaire de l’indépendance du Cap-Vert.
L’émotion est immense. Pour moi, ce sont les véritables vainqueurs. Ils nous ont rendus fiers et méritent cet accueil exceptionnel.
Mimi Diaz
Supportrice des Requins bleus
Cap-Vert
Pour un archipel de seulement 600 000 habitants, plus petite nation africaine engagée au Mondial 2026, cette aventure dépasse le simple résultat sportif. Les hommes de Bubista ont résisté à l’Espagne (0-0), à l’Arabie saoudite (0-0) puis arraché un nul historique face à l’Uruguay (2-2), synonyme de qualification pour les seizièmes de finale. Face à l’Argentine, championne du monde en titre, ils ont longtemps entretenu le rêve avant de s’incliner 3-2 après prolongation, quittant la compétition avec les honneurs.
C’était tout simplement incroyable. Nous savions que nous bénéficiions d’un immense soutien, mais voir autant de monde nous accueillir aujourd’hui est très émouvant. Sentir que nous avons apporté de la joie à tout le peuple cap-verdien nous rend extrêmement fiers.
Pico Lopez
Défenseur
Cap-Vert
Au cœur de cette épopée, Vozinha a incarné l’âme de cette équipe. À 40 ans, le gardien cap-verdien a multiplié les parades décisives et s’est imposé comme l’une des révélations du tournoi. Pour le président de la Fédération cap-verdienne de football, Mário Semedo, cette campagne historique est le fruit de plusieurs années de travail et marque le début d’une nouvelle ambition. Le Cap-Vert quitte le Mondial sans la moindre défaite dans le temps réglementaire et avec un immense capital de respect acquis sur la scène internationale.
