Le basket vecteur d’inclusion de joueurs autistes
Dans le cadre de la célébration, le 2 avril 2026, de la Journée internationale de sensibilisation à l’autisme, Douala vibre au rythme d’une initiative inclusive. Le basketball comme passerelle entre différence et vivre-ensemble.
Sur l’espace de l’école bilingue NEUCSIDEN de Douala au Cameroun, transformé pour l’occasion en véritable parquet, le ballon orange dicte le tempo.
Dribbles maîtrisés, passes en mouvement, shoots tentés et surtout des regards qui s’illuminent.
À Logbessou, dans le cinquième arrondissement de Douala, près d’une vingtaine d’enfants autistes entrent en jeu.
Ici, pas de faute, pas de mise à l’écart.
Chacun joue sa partition, à son rythme, dans un collectif solidaire, encadré par des coachs spécialisés.
Portée par l’association Jeunesse, Art, Culture, Sport et Mémoire, en partenariat avec Hope for Autism, et avec le soutien de l’Ambassade de France au Cameroun, cette initiative change les règles du jeu.
Ici, le sport devient langage. Un moyen de faire circuler la balle , mais aussi les émotions.
À l’occasion de la Journée internationale de l’autisme, célébrée chaque 2 avril, nous avons réuni acteurs et spécialistes du basketball pour proposer un atelier spécifique. L’objectif est de permettre aux enfants à besoins spécifiques de découvrir leur talent et de montrer qu’ils sont capables de grandes choses, notamment jouer au basketball.
Charles NOMBOT
President de Hop For Autism
Cameroun
Exercices ajustés, règles aménagées, ateliers inclusifs .Tout est pensé pour éviter toute sortie de terrain émotionnelle.
Objectif : remettre chaque enfant dans le match, renforcer la confiance, et transformer chaque tentative en victoire personnelle.
On a vu l’intensité des enfants, l’envie de marquer, de faire équipe. Ce qui frappe, c’est leur bienveillance. Ils cherchent à passer, à construire, à réussir ensemble.
Didier MOGUELET
Chef de file de la mission Handicap, CFTC
France
En marge du parquet, autre terrain d’action : la sensibilisation.
Parents, enseignants et accompagnants échangent sur les troubles du spectre autistique.
Une stratégie collective pour mieux comprendre et mieux accompagner.
J’ai joué au basketball, c’est très bien. J’ai appris à tirer et à faire la passe.
Nicolas FOGUE
Participant
Cameroun
À travers le programme « Les Pépites du Cameroun », les organisateurs veulent faire émerger une génération sans barrières sociales.
À Douala, le ballon orange ne rebondit plus seulement pour le spectacle, il marque désormais des points décisifs pour l’inclusion.