Hossam Hassan s’avance vers un possible sommet final, sans bruit mais avec méthode. Triple vainqueur de la CAN comme joueur, l’icône égyptienne vise désormais un sacre en costume, sans renier ses réflexes de compétiteur. À 60 ans, l’ex-buteur a remplacé la surface par la zone technique, en conservant la même rigueur. L’histoire lui offre une occasion rare : gagner autrement, sans réécrire son ADN.
Hossam Hassan avance droit devant, sans effet de manche ni regard dans le rétroviseur. Triple vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations comme joueur en 1998, 2006 et 2010, le sélectionneur de l’Égypte s’est replacé dans l’axe de l’histoire, désormais depuis le banc. À 60 ans, l’ancien prédateur des surfaces a rangé les appels tranchants pour une lecture froide du jeu, sans jamais desserrer l’étau de l’exigence.
“« Nous sommes prêts à affronter n’importe quel adversaire, quiconque s’est construit par l’effort et la constance. La vie nous a mis à l’épreuve, puis nous a relevés. Elle nous a forgés comme joueurs, avec la même envie et le même équilibre. Elle nous a permis de changer de cadre, parfois de pays, sans perdre notre identité. Et, avec la foi comme repère, nous irons chercher la victoire. »
Hossam Hassan, Sélectionneur de l’équipe nationale – Egypte
Le quart de finale face à la Côte d’Ivoire, tenante du titre, a fait office d’Épreuve de solidité. Un match rugueux, tendu, indécis jusqu’au bout, remporté 3-2 après une séquence sous pression permanente. Menée, secouée, parfois acculée, l’Égypte n’a pas rompu. Elle a encaissé, absorbé, puis renversé. Dans ce chaos maîtrisé, Mohamed Salah a tenu la barre. Quatre buts dans cette CAN 2025, une influence continue, une lecture clinique des temps faibles comme des moments clés.
“Notre ambition dans les nations africaines est grande, et c’est le couronnement du titre “
Hossam Hassan, Sélectionneur de l’équipe nationale – Egypte
Depuis sa nomination, Hossam Hassan a remis de la lisibilité dans une sélection en quête de repères. Bloc compact, transitions rapides, discipline collective. Le sélectionneur impose un football fonctionnel, parfois rugueux, toujours lisible. Une méthode qui renvoie directement au joueur qu’il fut, direct, efficace, peu enclin aux détours inutiles. La demi-finale du 14 janvier à Tanger face au Sénégal ouvre une séquence d’un tout autre niveau. Si cet obstacle est franchi, Hossam Hassan basculera dans un cercle restreint. Celui des hommes capables d’imposer leur autorité sur la pelouse, puis de prolonger la même emprise debout, face à un vestiaire et un tableau magnétique.