À l’aube de la CAN 2025, qui aura lieu du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, l’équipe nationale de football d’Angola, surnommée les « Palancas Negras », se présente comme une équipe plus mûre, plus résiliente et déterminée à franchir un cap historique. Forte d’une formidable campagne de qualification et d’un quart de finale en 2023, la sélection vise son premier titre continental.
L’Angola n’est plus un simple figurant de la Coupe d’Afrique des Nations. Les Palancas Negras, déjà auteurs de neuf participations depuis 1996, abordent cette CAN 2025 prévue du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 avec une certitude : celle d’avoir atteint un niveau de maturité. Dans les mémoires, il y a ce quart de finale en 2023, l’Angola avait perdu contre le Nigéria, sur le score de 1‑0; et l’édition 2010, organisée à domicile où l’Angola avait été éliminée par le Ghana sur un score de 0‑1. Aujourd’hui, c’est une nouvelle équipe qui se présente, portée par un parcours qualificatif impressionnant, invaincu, avec un exploit majeur : la victoire 1‑0 à Kumasi contre le Ghana le 5 septembre 2024, grâce à un but décisif de Felício Milson à la 93ᵉ minute.
On a souvent eu ces occasions, j’ai pu voir les derniers matchs des dernières années.Je crois que l’Angola n’est jamais aussi dangereuse que lorsqu’elle joue sans le ballon. C’est une équipe qui joue vite les transitions.
Et je crois qu’il faut retrouver cet ADN-là, qui réussit à chaque fois aux Palancas Negras. Je parle déjà en 2006, lorsqu’ils ont fait la Coupe du Monde, dans d’autres Coupes d’Afrique,où c’est une équipe que tout le monde craint lorsqu’elle n’a pas le ballon, lorsqu’elle travaille ensemble dans ces transitions offensives, où il y a des joueurs rapides, des joueurs talentueux qui peuvent faire la différence. Il faut jouer sur nos qualités.Patrice Beaumelle, Entraîneur – France
À la tête de cette sélection, un homme : Patrice Beaumelle, technicien français, artisan d’un renouveau basé sur la rigueur défensive et la cohésion du groupe. Pour lui le défi reste immense. Car si l’Angola possède de vraies forces, la résilience, l’expérience, un collectif soudé, l’équipe doit encore gommer ses inconstances défensives et apprendre à gérer la pression d’une compétition où chaque détail compte.
On arrive avec un plan de jeu où le plus important, c’est de ne pas subir cette pression qu’il va y avoir. Il va falloir être solide dans les émotions, rester ensemble, solidaire. Des fois, lorsque ça va être difficile, être ensemble en bloc, et essayer de jouer les occasions qu’on va pouvoir se procurer à fond.
Patrice Beaumelle, Entraîneur
Pour cette CAN, l’objectif est clair : dépasser enfin le stade des quarts, et viser une demi-finale historique. Une ambition qui semble à portée de main pour cette sélection ambitieuse et déterminée.